Texte revue médicale

Article parut en 2007 dans l’annuel de l’Union Syndicale   Professionnelle des Médecins de la Gironde

 

La métamédecine : outil de développement personnel

Par Chantal Feugnet intervenante en Métamédecine, animatrice de séminaire et sophrologue

Claudia Rainville, auteure, conférencière, et psychothérapeute est la fondatrice de cette approche.

Dans ce monde où l’on doit paraître si fort, nous avons appris depuis notre plus jeune âge à cacher ou à enfouir nos émotions. Surtout si nous avons vécus des d’évènements traumatisants. La honte, les peurs, le sentiment de culpabilité,  se sont inscrits dans notre mémoire émotionnelle, ces sentiments conditionnent encore notre quotidien, par certains modes de comportements et certaines attitudes, qui ne sont plus adaptées à notre vie d’adultes. La Métamédecine est formée du préfixe grec « méta » qui signifie au-delà. Au-delà du conscient n’y a-t-il pas l’inconscient ? Au-delà du connu n’y a-t-il pas l’inconnu. La Métamédecine s’occupe de la partie inconnue de l’individu pour tenter de découvrir le vécu et le ressenti de la personne afin de déceler ce qui a pu donné naissance à la manifestation qui l’affecte aujourd’hui. En utilisant des clés, comme la symbolique du corps humain, nous allons chercher à identifier les chocs émotionnels qui peuvent parfois s’exprimer, dans notre corps, sous forme de maux. Ils cachent souvent les mots que nous n’avons pas pu dire. Cette indentification nous permet de mieux nous comprendre et de lâcher ces fausses interprétations, ces fausses culpabilités en nous permettant de  rebondir vers de nouveaux objectifs.

C’est une méthode inductive qui nous donne des pistes en partant du symptôme et en faisant des liens entre les souffrances du passé et un choc émotionnel subit récemment, souvent révélateur de cette souffrance. Avec  un questionnement pertinent, une écoute attentionnée, de la compréhension,  de la détente,  la personne va prendre conscience du poids de ce vécu, qu’elle porte  comme un lourd fardeau et pouvoir le lâcher.  Libérer son chagrin, verser des larmes, sortir ses vieilles colères, ses rancunes, ses pensées négatives, pour trouver un nouveau sens à sa vie.

Au cours de séances individuelles ou de groupe, l’intervenant en Métamédecine aide la personne à aller chercher dans sa mémoire émotionnelle, les schémas de reproduction qui y sont inscrits. Celle-ci sera alors à même de faire des liens, des tris, avec son vécu quotidien et les souffrances, les malaises, qui y sont enregistrés, dans le but de les transformer. Par exemple, nous pouvons être porteur du sentiment de culpabilité sans pour autant être coupable de quoi que se soit. C'est-à-dire, que l’enfant que nous avons été a pu, dans certaines situations, se croire coupable alors qu’en réalité il ne l’était pas. Si celui-ci a été témoin d’accident survenu à son petit frère par exemple, ou si un parent disparaît. Et chaque fois que cette personne se trouvera face à des gens dont l’attitude sera un tant soit peu similaire à celle des protagonistes de l’époque, elle se comportera comme si elle était coupable.

Et dans notre société se positionner ainsi peu occasionner des malentendus. Ceux-ci peuvent ensuite, très vite dégénérer en conflits. Le but de cette approche est de nous amener à mieux comprendre nos modes de fonctionnement afin de dédramatiser certaines situations pour apprendre à mieux se connaître et à s’accepter tels que nous sommes.

            Dans l’approche en Métamédecine, il y a quatre étapes : chercher d’abord à identifier le malaise, ensuite faire des liens, puis prendre conscience de l’origine du malaise, se libérer  des émotions et décider d’une nouvelle action en pareille situation. Tout ceci en étant accompagné, écouté, compris, soutenu, par une personne de confiance et compétente.