La symbolique du corps humain

   

Chaque partie du corps humain a un caractère de symbole et donc représente un aspect de notre Être. Avoir accès à cette symbolique c’est avoir accès à notre inconscient, en particulier en retrouvant les causes qui génèrent les malaises, les maladies, les blessures… car notre corps nous parle de nous. Les symptômes qui se déclarent dans une partie de notre corps nous alertent quand quelque chose, dont nous ne sommes pas conscient, ne va pas, quelque chose que nous avons ressenti mais que, pour diverses raisons, nous n'avons pas pu exprimer. Notre corps se charge de ce que nous n'avons pas exprimé.

Françoise Dolto expliquait dans son livre "Tout est langage" que la parole et les mots sont ce qui nous rend humain, sont l'expression de notre humanité. Quelque chose qui n'est pas dit, pas exprimé, se cristallise dans le non manifesté, selon ses mots, mais tôt ou tard cela doit se manifester d'une façon ou d'une autre.

En d’autres termes, les émotions sont de l’énergie en mouvement (e-mouvoir). Aussi, lorsque nos émotions, nos ressentis, ne sont pas exprimées, ils se cristallisent là où ils ont pris naissance, c’est-à-dire dans notre corps.

160-f-2682619-fyqrxkrjbzrj7qdefhnjpciaslrekd-1.jpgLa zone de notre corps qui est atteinte est une piste essentielle à considérer pour retrouver l’origine d’un malaise, d’une maladie ou d’une blessure. Mais la première chose à faire est de retrouver ce qui a pu déclencher un symptôme et pour cela, nous allons nous poser la question : Quelle situation ai-je vécu, qu’est-ce qui m’a dérangé ou posé un problème avant l’apparition des symptômes ? Par exemple, la veille, en sortant du restaurant, j'ai eu envie de vomir, alors que mes amis n'ont eu aucun malaise, puis cela est passé. La question que je vais me poser alors est : De quoi avons-nous parlé à la fin du repas? Ou bien : Est-ce que ce restaurant, ou quelqu'un par un mot ou une attitude, aurait ravivé un mauvais souvenir ?

Dans un deuxième temps, nous allons voir si nous pouvons faire un lien entre notre vécu proche et une situation plus ancienne. En retrouvant une situation ancienne ravivée par la situation présente, nous allons découvrir ce qui nous a fait mal. Nous allons retrouver ce que nous avons ressenti et l'interprétation que nous en avons faite. Avec le recul, et notre conscience actuelle, nous allons pouvoir opérer une transformation sur notre interprétation. Dans mon exemple, le malaise m'a permis de retrouver un souvenir de mon adolescence : un camarade de l'époque avait l'habitude de se comporter avec arrogance et l'air de tout savoir. Il me dérangeait beaucoup, je me sentais toute petite et très nulle en sa compagnie. Et maintenant chaque fois que je suis avec des amis, s’il se trouve une personne qui se comporte un peu de la même façon je me sens mal, je ne « digère pas » la situation. Au final, c'est ma façon de me comparer et de me juger qui me pose problème.

Autrement dit, il s'agit de faire preuve de bon sens, en se posant quelques questions : A quoi me sert ce malaise, cette maladie ? Quels sont les symptômes ? Que veulent-ils me dire ?

Un autre exemple, la grippe. Commençons par regarder ce que cette maladie occasionne. Quand nous avons la grippe, nous sommes obligés de nous coucher : donc notre corps nous dit que nous sommes fatigués, ce que, pour diverses raisons, nous n’avons pas voulu entendre, nous croyons devoir tenir coûte que coûte et nous n'écoutons pas notre besoin de repos. Ce sont ces diverses raisons que nous allons analyser. Sinon, l'inconscient trouvera comme solution une autre maladie. Autrement dit, si nous ne comprenons pas le message, la maladie devient de plus en plus grave, et on entre dans un engrenage qui peut devenir dangereusement mortel.Mais décider d'une action nous permettant de combler notre vrai besoin va apporter une transformation.

Nos problèmes viennent souvent du fait que nous n'écoutons pas nos vrais besoins, ce qui est vital : manger, dormir et d'autres encore. Or, souvent, nous croyons devoir répondre aux besoins de quelqu'un d'autre avant de combler les nôtres. Par exemple, exercer un métier que l'on n'aime pas et croire qu'on y est obligé. Une solution que l'inconscient peut mettre en œuvre est bien souvent une maladie qui nous oblige à rester à la maison et peut-être même à devoir rester alité pour ne pas avoir à culpabiliser du fait qu’on reste à la maison.

imagescalm8oal.jpgQuand on accepte de prendre la décision de changer, cette attitude activiste, comme dans mon exemple, et de nous aménager une période de repos, de détente ou de relaxation, la maladie perd sa raison d'être. Dans le même temps, nous nous réconcilions avec notre corps, et protégeons notre santé qui est notre plus grand bien car sans elle nous ne pouvons rien faire.

Cette approche nous amène à changer notre vision de la vie et de ce qui nous arrive. Nous ne voyons plus la maladie comme quelque chose qui nous tombe dessus, mais comme quelque chose qui nous dit qu'un déséquilibre s'est produit en nous.

Nous pouvons avoir besoin d'une aide extérieure pour comprendre ce que dit notre corps, pour décrypter ses messages, du moins dans un premier temps, le temps de démailler les plus gros noeuds de notre pelote et d'apprendre à se servir de la symbolique du corps. Car cette approche doit nous permettre de devenir de plus en plus autonome. En effet, chacun d'entre nous possède le potentiel pour trouver sa solution et guérir.

Cette approche ne se substitue pas aux traitements médicaux. Elle nous aide à prévenir la maladie, en gardant  un équilibre dans sa vie physique et psychologique.  Et, si la maladie est là, elle participe au processus de guérison.

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