Dans un précédent message, je parlais de la relation entre le conscient et l’inconscient et je disais qu’il pouvait parfois y avoir un conflit entre les deux. Pour bien comprendre cette relation il est nécessaire de comprendre la fonction de chacun.
Le conscient est une sphère contenant, notre conscience : c’est à dire nos réflexions sur des idées que nous nous faisons sur le monde extérieur, sur le monde intérieur, sur notre façon de penser, sur nos convictions, nos valeurs dans la vie, sur tout ce qui nous revient en mémoire. Un ensemble de faits psychiques dont nous sommes conscients, par opposition avec ceux que nous avons oubliés. Ce champ s’élargit chaque fois que nous prenons conscience de quelque chose qui nous avait échappé jusque là, d’une nouvelle conclusion face à une situation particulière. Il nous permet d’adapter un comportement, à une situation nouvelle, à notre intérêt, à nos valeurs, à notre raisonnement, aux buts que nous nous sommes fixés dans la vie. Ou que l’on nous a fixés, comme par exemple, notre patron dans le travail.
L’inconscient est une sphère qui inversement contient, tous nos souvenirs : c’est à dire toute notre mémoire. Qui elle-même contient, tous nos ressentis, toutes nos émotions, tous nos sentiments, sur toutes nos expériences passées, sur nos mécanismes de survie, sur nos désirs refoulés, sur nos pulsions, sur nos automatismes, nos attentes, nos potentiels, nos idéaux. Mais surtout, il contient tout ce que nous avons oublié. Tout ce que nous ne voulons pas retenir. Tout ce que nous ne voulons pas voir, pas entendre, pas ressentir, parce que cela nous a fait trop mal. Ou bien parce que cela ne se fait pas dans notre monde, parce que ce n’est pas convenable. Donc, le plus souvent, l’inconscient contient entre autre ce que nous appelons nos refoulements. C’est à dire, nos hontes, nos sentiments de culpabilité, nos colères, nos peurs. Tout ce qui nous a fait souffrir. Toutes nos incompréhensions sur ce qui nous est arrivé, les questionnements qui n’ont pas trouvé de réponse. Il est un peu comme une banque de données. Il est aussi en lien aussi avec ce que C.G.Jung a appelé l’inconscient collectif, qui lui contient les mémoires familiales et celles de l’humanité. Il est un peu comme un iceberg, ce qui est en surface est beaucoup plus petit que ce qui est sous l’eau. C’est à dire que nous ne pouvons avoir accès qu’à une partie de notre inconscient, que Freud a appelé le préconscient.
La question posée était : comment harmoniser conscient et inconscient ? Ou comment résoudre un conflit intérieur ?
Pour répondre à cette question, il est nécessaire d’identifier le conflit intérieur. Bien souvent on part d’un mal être, qui n’est pas toujours bien défini. Une série de questionnement va donc nous être utile pour pouvoir mettre des mots sur ce mal être. Le conflit vient de ce que d’un côté, avec ma conscience, je veux obtenir quelque chose qui me semble raisonnable. Ou qui pour moi, va de soi. Comme l’amour, le respect, l’attention, ect… Mais comme je ne l’obtiens pas, je suis frustrée et je ne comprends pas. Parce que d’un autre côté, j’ai une croyance qui affirme le contraire. Cette croyance vient d’une interprétation que j’ai pu tirer d’une situation, quand j’étais enfant ou adolescente et dont je ne me souviens plus. Par exemple, je veux pouvoir me lancer dans une nouvelle activité, quelque chose que j’ai toujours eu envie de faire. Mais, je ne sais pas pourquoi, je me sens empêchée, comme bloquée. Cela vient d’une croyance que j’ai totalement oubliée. Celle-ci s’est glissée dans mon inconscient. Si je réfléchis à ce projet, je vais émettre des résistances qui vont se manifester par des phrases que j’objecte, comme : je ne peux pas parce que, je dois accorder plus de temps à ma famille ! Ou bien, je ne suis peut-être pas capable ! Et si ça ne marche pas ! Ca ne va pas plaire à ma mère, à mon ami, ect…
Le questionnement pertinent va me guider à trouver une piste : Depuis quand est-ce je ressens ce mal-être ? Que s’est-il passé juste avant ? Avec qui ? Qu’ai-je ressenti sur le moment ? Cela pour identifier ce mal-être. Etait-ce de la honte, de la culpabilité, de la colère, un sentiment d’impuissance ? Ensuite, on pourra remonter à l’origine. Quand ai-je ressenti cela pour la première fois ? Ai-je déjà vécu une situation similaire dans mon passé et avec qui ? Quelle croyance ou quelle interprétation, quelle conclusion en ai-je tiré, à cette époque ? Quelles sont les phrases que j’ai entendues sur moi, dans mon enfance. ?
Parce que bien souvent la souffrance, que nous ressentons aujourd’hui, a été déclenchée par une situation, dans laquelle nous éprouvons un profond sentiment négatif, que nous avons déjà ressenti autrefois, dans un cas similaire. Et à cette époque nous n’avions pas la possibilité de trouver une résolution parce que l’enfant n’a pas le pouvoir, c’est le parent qui l’a. Il nous enseigne ce à quoi il croit. Mais est-ce la vérité ? Cette vérité a-t-elle encore cours aujourd’hui ? Est-ce notre vérité ?
Le but de retrouver ces souvenirs est qu’ensuite on peut apporter une transformation sur la conclusion que l’enfant que nous étions avait fait, à cette époque.
De façon à ce que cette nouvelle interprétation des faits soit plus en accord avec l’adulte que nous sommes devenus. Nous pouvons ausi nous appuyer sur nos forces, sur les qualités de notre être profond, sur nos talents, sur notre potentiel.
Mais avant, il est nécessaire d'accueillir notre enfant intérieur, de l'écouter, de compatir avec lui, de l'aider à sortir toutes ses émotions, de le consoler. Cela peut-être difficile seul, surtout au début. Voilà pourquoi il est utile de se faire aider par une personne neutre. C'est cela que nous appellons une libération de mémoire émotionnelle. Après l'avoir expérimenté avec quelqu'un et sur des traumatismes importants, on peut ensuite continuer seul pour sortir d'autres conflits intérieurs ou cicatriser d'autres blessures. La bonne nouvelle c'est que l'on peut s'en libérer.
Bonne libération intérieure, avec toute mon amitié.
Chantal
![fleur-de-lotus[1].jpg](http://s1.e-monsite.com/2008/09/06/8830239fleur-de-lotus-1-jpg.jpg)
Une année prend fin, un dernier regard sur ce qu’elle fut, voir tout ce qu’elle nous a apporté et savoir ce qu’il reste encore a accomplir. Et déjà, l’annonce de la renaissance avec ses multiples possibles.
C'est l’occasion de maîtriser ces deux énergies que sont la force et la puissance. C’est la capacité à maîtriser (sans les contrôler) nos émotions. Qu’il s’agisse de celles que l’on juge bonnes comme de celles que l’on juge mauvaises. Pour atteindre cette force tranquille, créatrice et énergétique que sont l’intuition, le pouvoir de guérison et le pouvoir d’affronter les difficultés et de les dominer.
Pour vivre harmonieusement, il est important de vivre ses émotions, c'est à dire de les ressentir, de les identifier, sans les juger, car elles nous servent à mieux nous connaître. Nos émotions nous donnent des informations sur ce qui se passe en nous, au même titre que nos cinq sens nous renseignent sur ce qui ce passe à l'extérieur de nous. En somme, il s'agit d'accepter ses émotions comme elles viennent, sans vouloir ni les repousser, ni qu'elles soient différentes ou encore de chercher à les analyser. Malhereusement, nous avons appris, dans notre enfance à les interpréter, à les juger, puis à les refouller.
L'enfant vit par nature dans un état émotionnel qu'il exprime tout simplement. Seulement, certaines de ses émotions dérangent son entourage, qui à son tour lui exprime son mécontentement. L'interprétation qu'en fait l'enfant est différente selon sa personnalité, selon la relation qu'il vit avec ses parents ou ses éducateurs.
C'est cette interprétation qui va déterminer la façon dont cet enfant va porter ou non un jugement sur ce qu'il ressent. Par exemple: Quand j'étais enfant et que je pleurais je pensais qu' on ne m'aimait pas (c'était mon interprétation face à l'attitude de ceux qui m'entouraient), alors j'avais décidé de retenir mes larmes (parce que je voulais être aimée). Une fois devenu adulte, je ne pouvais plus exprimer mon chagrin, qui se manifeste, le plus souvent par des larmes. J'avais gelé mes émotions.
Que chaque jour soit une occasion pour accueuillir nos émotions sans les juger. Soyons comme le lotus qui nous émerveille par la beauté de sa fleur et qui cependant plongent ses racines dans la boue pour en extraire le meilleur.
Chantal