le sentiment de culpabilité

Trouver la résolution à son problème

160-f-164586-dtuhjwyhm0otyr12lm4wp7ymoflm6o-1.jpgJ’ai remarqué que dans la recherche de la problématique qui a généré les maux du corps, comme des malaises ou une maladie, certaines personnes s’arrêtent au fait de trouver la piste. Elles ont pris ainsi conscience des sentiments ou des émotions qui étaient en causes. Mais ajoutent-elles, les maux n’ont pas disparus. Parce que  la piste ne nous donne pas la résolution du problème. Elle nous indique la problématique qui a générée les maux. Jusque là nous avons fait la moitié du chemin vers la guérison. Il nous reste encore à transformer l’attitude, le comportement qui se cache derrière nos émotions. Ce comportement est lié à une conclusion que nous avions faite autrefois, lorsque nous avons vécu une situation similaire pour la première fois. Cette conclusion a crée une stratégie de comportement. C’est cette conclusion que nous devons transformer pour trouver une nouvelle stratégie de comportement. Par exemple :

160-f-6571398-5kgycgbydsg1engfkjg8p7bfryswisme-1.jpgMarie se blesse l’index  de la main droite en épluchant des légumes. Dans un premier temps, Marie doit soigner sa blessure. Ensuite, elle va se poser la question : à quoi pensais-je juste avant de me blesser ? Si elle ne s’en souvient plus, elle va chercher les pistes. Il s’agit de sa main droite. Le côté droit symbolise le côté masculin, la main représente le faire, l’index symbolise l’autorité. Le fait qu’elle se soit fait mal nous indique qu’elle a eu un sentiment de culpabilité, parce que celui-ci nous amène, à chaque fois, à nous auto-punir inconsciemment en nous faisant mal.

Puis les questions seront : était-elle seule, si non, de quoi parlait-elle avec cette personne ? Quel était le sujet de leur conversation à ce moment là. Le fait que ce soit l’index qui soit touché, nous donne la piste que leur conversation tournait autour d’une autorité. Que Marie soit seule ou pas, peu importe. Prenons l’exemple qu’elle se souvienne effectivement de ce qu’elle pensait.  Il s’agissait de sa mère qui lui reprochait sans cesse sa façon de faire les choses. Sa mère était une femme très autoritaire, voir autoritariste, qui lui disait qu’elle ne savait pas éplucher les légumes. Cette mère critiquait tout ce que faisait Marie, ce n’était jamais assez bien. Nous avons trouvé la cause du problème de Marie, mais nous n’avons pas trouvé sa résolution. Pour cela Marie doit aller encore plus loin dans ses investigations, car elle seule est capable de trouver sa résolution, nous ne pouvons pas le faire à sa place.

Nous savons maintenant  que Marie pensait à sa mère qui lui reprochait sa façon de faire les choses. Donc la mère de Marie culpabilisait souvent sa fille. Donc Marie était habitée par un sentiment de culpabilité. Nous savons que celui-ci nous amène à nous auto-punir inconsciemment. Donc c’est la croyance sur laquelle se base ce sentiment qu’il nous faut transformer. Je m’explique : Marie a cru, quand elle était enfant, qu’elle ne faisait jamais assez bien les choses, qu’elle était mauvaise ménagère. L’enfant en elle avait conclu qu’elle était incapable de faire quelque chose de bien. Aujourd’hui Marie est bien consciente que son sentiment de culpabilité vient des critiques de sa mère. Et celle-ci continue encore. Marie a compris qu’elle se sent coupable et pas capable. Mais de le savoir ne change rien. Parce que son sentiment de culpabilité s’appuie sur une croyance, celle de ne pas être capable. C’est cette croyance que Marie doit changer pour sortir du sentiment de culpabilité.

Bien sûr que l’adulte qu’elle est devenue sait bien qu’elle est capable, c’est l’enfant en elle qui en doute. Et qui l’amène parfois à douter d’elle-même. L’enfant intérieur est une représentation symbolique d’un aspect, d’un comportement devenu inconscient,  parce que nous l’avons oublié, mais il agit encore parce qu’il est automatique. Il voile la vision que nous avons de nous-mêmes, des autres ou d’une situation.  

160-f-24242082-q2ef1jtxnmxmgf4syv0w8bnexvhtdtgu-1.jpgC’est cette vision qui nous est néfaste, car elle n’est plus adaptée à l’adulte que nous sommes devenus. En changeant cette vision, nous sortons de notre problématique. Certes, la mère de Marie croyait bien faire en critiquant sa fille, elle croyait qu’ainsi elle aidait sa fille à s’améliorer. Elle se trompait. Cette attitude ancre une mauvaise image de soi. Parce que d’une part l’enfant prend tout ce que dit son parent pour vrai. D’autre part, l’enfant est maladroit, c’est normal c’est un enfant, il ne peut pas faire les choses aussi bien qu’un adulte. Ce n’est qu’avec le temps qu’il va s’améliorer et les encouragements de ses parents vont lui permettre de croire en son potentiel et lui permettre d’augmenter sa confiance en lui. L’enfant a besoin de ces encouragements parce la confiance en soi n’est pas innée, elle s’acquière au fil du temps en s'appuyant sur nos réussites.  

Pour que  Marie sorte de son sentiment néfaste, elle doit retrouver son enfant intérieur et dialoguer avec. Elle doit lui expliquer que leur mère n’avait pas raison, qu’elle se trompait. N’étant qu’une petite fille elle ne pouvait pas être aussi adroite qu’un adulte parce qu’il nous faut accepter une période d’apprentissage. Cependant,  comme elle progresse chaque jour, elle arrive de mieux en mieux à faire les choses. Et que la grande  Marie est très fière de la petite. Ainsi Marie ne se sentira plus ni coupable, ni pas capable de ne pas faire aussi bien que sa mère. Et elle acceptera de passer dans une période d’apprentissage avant d’acquérir une dextérité dans un domaine quelconque.

photo-site-blog-1.jpgUne jeune maman me demandait comment faire avec les enfants et même avec les bébés, qui ne peuvent pas parler ? Dans ces cas là, nous allons procéder autrement. Puisque l’enfant n’a pas les mots pour dire ce qu’il ressent, même s’il sait parler. C’est l’adulte qui doit formuler le ressenti avec des mots. Prenons l’exemple de cette jeune maman, son bébé fait des poussées d’eczéma chaque fois qu’elle s’en va. La maman a comprit qu’il s’agit d’un conflit lié à leur séparation, mais elle ne sait pas quoi faire. Elle est bien obligée d’aller travailler. Alors, elle va parler à son bébé ou à son jeune enfant en le regardant dans les yeux. Elle va lui dire qu’elle comprend ce qu’il ressent, qu’il lui manque quand ils sont séparés, que ce n’est pas de sa faute à lui, il n’y est pour rien. Qu’elle est triste et qu’elle pense à lui. Ensuite, elle lui dira que dans la vie on ne fait pas toujours ce qu’on veut et que parfois on est confronté à une situation qu’on ne peut pas changer. Cela nous fait vivre, du déni, je ne voulais pas ça.  De la colère, ce n’est pas juste. Du chagrin, je suis triste et je crois que si je me comporte autrement, je vais pouvoir changer les choses. Mais non, je n’ai pas ce pouvoir, personne ne l’a. Mais pour pallier à cela elle peut lui dire qu’elle le confie à une ou des personnes en qui elle a confiance et qu’elle va revenir bientôt le chercher.

Là, il s’agit de faire le deuil d’une situation qu’on aurait aimé avoir, mais qui ne se réalise pas. Nous devons tous, même les bébés et les enfants, finir par accepter la situation que nous vivons telle qu’elle est. Dans ce cas, la maman aussi a un deuil à faire. C’est le processus par lequel nous passons pour finir par accepter. Parler à son enfant, c’est accepter de le rassurer. Il comprend que sa mère ne l’abandonne pas, qu’il n’est pas  coupable, il va devoir trouver sa façon à lui de gérer sa frustration. Et il en est capable.

Restons confiant.

N'oubliez pas la conférence du jeudi 28 juin  "Oser être soi-même" à Terre Unie Vers (anciennemnt Terre de Femmes) qui sera suivi du stage les 7 et 8 juillet prochain à Floirac.

A bientôt Chantal

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